Les températures de surface dans l’Arctique atteignent 118 degrés Celsius

Non, ce n’est pas seulement votre ville, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde.

Température de surface de l'Arctique 2021
L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde

Si vous pensez que l’été de cette année est plutôt mauvais, pensez aux pauvres âmes de l’Arctique. Les températures de surface près de Verkhojansk ont atteint un pic de 118 degrés Fahrenheit (48 degrés Celsius) le 20 juin. Le cercle arctique est connu pour ses calottes de neige et ses températures négatives.

Les températures ont été enregistrées par les satellites Sentinel 3A et 3B de Copernicus. Le programme Copernicus est géré par l’Agence spatiale européenne et surveille les conditions terrestres, océaniques et atmosphériques à l’aide de radars et d’images multispectrales. Chaque mission Sentinel comprend deux satellites de la constellation pour assurer la couverture et la robustesse des données.

La Direction générale de l’industrie de la défense et de l’espace a également tweeté que les températures de l’air dans la ville de Saskylah avaient atteint 90 degrés Fahrenheit (32 degrés Celsius), soit les plus élevées jamais enregistrées depuis 1936.

https://twitter.com/defis_eu/status/1406979046852993025

Il est important de noter que la température enregistrée près de Verkhojansk était une température terrestre. La température de l’air était de 86 degrés Fahrenheit (30 degrés Celsius). Pour le cercle polaire, 30 degrés, c’est aussi très chaud.

Il ne s’agit pas d’un événement ponctuel. Les températures dans l’Arctique ont augmenté ces dernières années. Le mois de juillet 2019 a connu des températures exceptionnellement élevées dans l’Arctique.

Les incendies de forêt sont devenus un événement annuel depuis 2019.

Les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont atteint un niveau record. Alors que le monde entier est confronté à une hausse des températures, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, selon l’ Organisation météorologique mondiale.

La hausse des températures entraîne le dégel du pergélisol et la libération du dioxyde de carbone piégé depuis des milliers d’années. Les gaz libérés emprisonnent davantage de chaleur dans l’atmosphère terrestre, ce qui entraîne la fonte des glaciers, la diminution de la réflexion des rayons du soleil et la poursuite de la hausse des températures. Ce cycle se poursuit année après année.

Il va sans dire que le moment est venu d’agir sur le changement climatique.